Campagne temps et charges de travail de l’OFICT

31 mai 2012par
administrateur

Allongement du temps et alourdissement des charges de travail, menaces sur la RTT et, dans le même temps, le point d’appui que constitue une récente jurisprudence : … autant de raisons qui ont conduit l’OFICT à décider lors de son dernier congrès d’engager une campagne revendicative sur ce thème du temps et des charges de travail.

Dans ce cadre, nous mettons à disposition de toutes et tous trois documents :

• un « 4 pages » explicatif portant sur l’actualité du sujet ;

une consultation, comme outil de contact avec nos collègues ingénieurs cadres et professions techniciennes et de contrôle ;

• une pétition à faire signer le plus massivement possible.

La pétition et la consultation peuvent être respectivement signée et remplie en ligne.

Ces textes ainsi que le « 4 pages » peuvent être téléchargés pour reproduction et diffusion dans les services en favorisant le contact direct avec les collègues dans les services.

Merci de transmettre les pétitions signées et les consultations remplies à l’OFICT, par courrier ou par fax au 01 48 51 62 50.

Citoyens grecs et irlandais, refusez l’austérité

31 mai 2012par
administrateur


« En votant “non” au Pacte budgétaire lors du référendum prévu le 31 mai ou en élisant le 17 juin une majorité de gauche hostile au « mémorandum », (…) les peuples irlandais et grec rendraient un immense service à toute l’Europe. » Par Thomas Coutrot, David Flacher, Pierre Khalfa, Catherine Lebrun, Damien Millet et Michel Rousseau, membres du Collectif national d’audit citoyen de la dette publique.

Si vous refusez l’austérité, nous vous excluerons de l’euro. Tel est le message que les dirigeants européens, de José Manuel Barroso («si un pays ne respecte pas les règles, mieux vaut qu’il parte») à Angela Merkel en passant par Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne et –dans quels termes méprisants!– Christine Lagarde, directrice du FMI, adressent ouvertement depuis quelques jours aux peuples irlandais et grecs qui vont voter respectivement le 31 mai et le 17 juin prochains. Plus surprenant, le tout nouveau ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, déclarait récemment lui aussi à destination de «nos amis grecs» qu’«on ne peut pas à la fois vouloir rester dans l’euro et ne faire aucun effort».

Peut-on sérieusement reprocher aux Grecs et aux Irlandais de ne vouloir faire «aucun effort» alors qu’on sait les ravages provoqués par la crise financière puis les politiques d’austérité dans ces pays? S’ils refusaient ces politiques en votant «non» au Pacte budgétaire lors du référendum prévu le 31 mai ou en élisant le 17 juin une majorité de gauche hostile au «mémorandum», les peuples irlandais et grec ne diraient aucunement non à l’euro. Leur vote affirmerait, tout au contraire et avec une grande lucidité, que ce sont ces fameuses «règles» de la zone euro qui ont mené à l’impasse actuelle et qu’il faut changer de toute urgence. En exigeant une refonte de l’euro, les peuples irlandais et grecs rendraient un immense service à toute l’Europe, engluée dans l’obstination suicidaire de ses dirigeants. Lire la suite de cette entrée »

La «compassion» de Christine Lagarde et la spoliation du peuple grec

28 mai 2012par
administrateur

Les Grecs sont en colère : ils se sont sentis «humiliés» par les propos tenus par Christine Lagarde, ce week-end. La directrice générale du Fonds monétaire internationale (FMI) avait estimé, dans un entretien accordé au «Guardian», que les Grecs devraient «commencer par s’entraider collectivement» en payant leurs impôts, se disant moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants du Niger.

Dans une interview au quotidien britannique The Guardian, la directrice générale du FMI estimait que les Grecs devraient «s’entraider mutuellement en payant leurs impôts».

Elle aurait dû préciser qui était visé par ses propos : le salarié à 800 euros par mois, l’armateur grec que la Constitution et la loi dispensent de tout impôt, l’Eglise orthodoxe qui ne paie qu’un impôt dérisoire alors qu’elle est (de très loin) le premier propriétaire foncier du pays ? C’est bien évidemment le salarié à 800 euros (ou moins) que vise Madame Lagarde. Si ce n’était pas le cas, pourquoi n’aurait-elle pas demandé à l’Union européenne et à la Suisse de mettre en place les moyens juridiques pour taxer les centaines de milliards placés dans les banques suisses par les Grecs fortunés ?

Christine Lagarde trouve normal que la faute des parents retombe sur leurs enfants (les enfants des armateurs, ceux des popes ?). Les parents ne paient pas d’impôts, il est logique que les enfants grecs soient privés de services publics. Ce qui veut dire, si l’on écoute vraiment Christine Lagarde, qu’il est normal que les enfants grecs soit privés d’école et de soins médicaux.

La directrice générale du FMI ajoute que sa compassion va d’abord aux enfants du Niger car «ils ont encore plus besoin d’aide que les gens d’Athènes». Mais si les enfants du Niger sont dans une grande pauvreté, le FMI en porte toute sa responsabilité. Il a «aidé» le Niger et les pays africains comme il «aide» aujourd’hui la Grèce. Utilisant comme moyen de pression la dette publique des pays africains, le FMI et la Banque mondiale ont, en effet, imposé leurs «plans d’ajustements structurels» à ces pays. Cela veut dire qu’ils les ont obligés à renoncer à satisfaire les besoins de leur population pour tourner leurs économies vers l’exportation afin d’obtenir les capitaux nécessaires au remboursement et au paiement des intérêts de leurs dettes publiques. Les cultures vivrières (mil, sorgho…) ont donc dû faire place à des cultures destinées à l’exportation (coton, riz…). Voilà pourquoi les enfants africains souffrent de famine et de malnutrition. Ils n’ont pas besoin de la compassion de Christine Lagarde. Ils auraient plutôt besoin que la FMI change de politique et ne soit plus au service de la finance mais des êtres-humains.

Rassurer les marchés mène à la catastrophe sociale

Les propos de Madame Lagarde, aussi odieux soient-ils, ont au moins un mérite, c’est de prévenir les peuples européens de ce qui les attend. La finance, dont elle est l’une des plus éminente porte-parole, est prête à les affamer (c’est là que serait censé commencer la compassion de la Directrice générale du FMI), à les priver de leurs droits sociaux les plus élémentaires plutôt que de renoncer à la plus petite partie parcelle de ses intérêts. Lire la suite de cette entrée »

Québec : LA POLICE DÉMONTÉE

26 mai 2012par
administrateur

Après trois mois de manifestations étudiantes,
l’intransigeance du pouvoir a élargi la contestation
à toutes les strates de la société

ÉDITORIAL
Par FRANÇOIS SERGENT

Symbole

Le printemps érable ressemble au printemps arabe. Répression comprise. Dans cette démocratie que l’on croyait avancée, des centaines d’étudiants ont été arrêtés, menottés et détenus pour avoir manifesté. Une loi d’exception, justement surnommée «matraque» et qui semble appartenir à la panoplie d’une dictature style Biélorussie ou Azerbaïdjan, limite désormais le droit de manifester, d’association et d’expression. Tout rassemblement de plus de 50 personnes est soumis à une autorisation de la police. Comme si la répression pouvait répondre à un mouvement de masse vivace et festif qui réunit étudiants protestant contre la hausse des droits d’inscription en fac et la société civile outrée par les méthodes du gouvernement. Comme pour les révolutions arabes, Twitter et les réseaux sociaux détournent cette loi scélérate qui a finalement décuplé le soutien au mouvement étudiant. Mais, le gouvernement de Jean Charest reste sourd, refusant de discuter des droits d’inscription, devenus le symbole d’un libéralisme qui gagne et corrompt la société québécoise, cet îlot de social-démocratie en Amérique du Nord. Les étudiants et leurs parents manifestent parce qu’ils sentent qu’un modèle de vivre ensemble est menacé.

Comme le clame une chanson des rebelles : «On a mis quelqu’un au monde, on devrait peut-être l’écouter.»


Demande d’audience à Nicole BRICQ, Ministre du M.E.D.D.E.

24 mai 2012par
administrateur

Demande d’audience de la Fédération CGT
à la nouvelle ministre de l’écologie

Montreuil, le 22 mai 2012

Mme Nicole BRICQ

Ministre de l’écologie, du développement
durable et de l’énergie
Hôtel de Roquelaure
246 Bd Saint Germain
75007 Paris

Objet : demande d’audience

Madame la Ministre,

Vous avez été nommée Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et notre fédération, première organisation syndicale de ce ministère, vous souhaite plein succès dans vos fonctions.

Nous sollicitons une audience avec vous afin d’échanger sur plusieurs sujets. Nous imaginons bien que les contraintes d’agenda sont fortes, mais nous sommes convaincus que vous attacherez de l’importance à recevoir les représentants élus des personnels de votre administration et des établissements publics sous tutelle. La concertation sociale s’impose.

Vous voudrez bien prendre connaissance à cette fin de l’aide mémoire ci-joint, qui pointe des urgences revendicatives correspondant aux attentes des personnels.

Depuis 2007, notre administration a subi un certain nombre de réorganisations et mesures liées à la Révision générale des politiques publiques (RGPP), conjuguée au non remplacement d’un départ à la retraite sur deux. Concrètement cela c’est traduit par :

- des réorganisations et fusions de services
- des fusions de corps et la mise en oeuvre de la PFR
- des réductions d’effectifs et abandons de missions (ingénierie publique, ATESAT, ADS…).

La dégradation du rapport missions/moyens et un management fondé sur les seuls objectifs d’économie comptable et de performance individuelle ont provoqué une souffrance au travail pour beaucoup d’agents et ce à tout niveau hiérarchique. Le recul de la présence territoriale de l’État pour porter les politiques publiques de ce qui doit être un grand ministère technique, combinée au décalage croissant entre les objectifs des Grenelle Environnement et Mer et les réalisations concrètes, ont été vécus douloureusement par les personnels.

Le président de la République a annoncé l’arrêt de la RGPP. Notre dialogue doit notamment porter sur la concrétisation de cet engagement.

Dans l’attente de notre rencontre, je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

Aide mémoire de la FNEE-CGT mai 2012 :

TROÏKA PARANOÏA

24 mai 2012par
administrateur

Né d’une initiative allemande, Blockupy est le nom d’une coalition européenne inédite, composée de groupes d’activistes, de syndicats, d’associations militantes diverses (dont Attac et le CADTM), d’étudiants, de partis de gauche allemands dont Die Linke (La gauche) et Interventionistische Linke (Gauche Interventionniste) et de mouvements sociaux internationaux (Occupy, 15M, les Indignés et Democracia Real Ya). Suite à la réunion de préparation initiée par la plate-forme European Resistance entre les 24 et 26 février derniers, ces différents acteurs des luttes sociales ont décidé de s’engager ensemble dans l’organisation de quatre journées d’actions communes les 16, 17, 18 et 19 mai à Francfort. Point d’orgue de cette collaboration internationale, la manifestation du 19 mai a mobilisé plus de 20.000 personnes dans les rues de ce haut-lieu de la finance européenne. Des plus modérés aux plus radicaux, tous étaient là pour dénoncer les ravages du capitalisme financiarisé.

Les actions programmées étaient principalement dirigées contre la politique d’austérité imposée par la Troïka (Commission Européenne, Fond Monétaire International et Banque Centrale Européenne) et le diktat des marchés financiers et du secteur bancaire. Ces 4 journées de mobilisation avaient pour objectif de bloquer le quartier des affaires de Francfort et d’envoyer un signal fort aux banques et aux dirigeants politiques européens.

De retour à Bruxelles, il nous apparait essentiel de dresser ici les premiers constats des actions menées par le collectif Blockupy, non seulement pour élargir et alimenter les débats mais aussi parce que les évènements de ces derniers jours ont été riches en enseignements pour les actions futures. Lire la suite de cette entrée »

Loi 78 : la rue choisit la désobéissance pacifique

23 mai 2012par
administrateur

Au centième jour d’un conflit qui s’enlise, la rue a répondu à la loi spéciale adoptée la semaine dernière par l’Assemblée nationale par un immense pied de nez : la quasi-totalité des manifestants – 250 000 selon les organisateurs – ont bifurqué du trajet soumis aux forces de l’ordre, bafouant ainsi des dispositions de la loi 78 sous l’oeil généralement tolérant des policiers.

Pour certains, cet imbroglio, qui s’est présenté dès le départ de la marche, alors que des dizaines de milliers de personnes suivant la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) ont décidé de tourner à gauche dans la rue Sherbrooke plutôt que de suivre le trajet qui avait été donné par les syndicats et les représentants des deux fédérations étudiantes collégiale et universitaire (FECQ et FEUQ), incarne « l’absurdité » de la loi.

« Après un événement comme celui-ci, le gouvernement ne peut plus assimiler désobéissance civile et vandalisme, désobéissance civile et mouvement marginal. Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui désobéissent à cette loi aujourd’hui. […] On fait aujourd’hui la preuve que cette loi est absurde et inapplicable, et c’est aussi la preuve que lorsque la rue parle assez fort, elle peut faire comprendre au pouvoir politique qu’il a erré », a dit le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois. Lire la suite de cette entrée »

La loi 78 ou l’asservissement de l’université québécoise

22 mai 2012par
administrateur

«Le gouvernement veut à tout prix éviter ce que les étudiants et professeurs réclament depuis des années, et en particulier pendant la grève : un moratoire sur la hausse des droits de scolarité et l’organisation d’États généraux de l’université qui poserait, nécessairement, la question de la finalité de l’enseignement universitaire.» Par Piroska Nagy, professeure d’histoire du Moyen Âge à l’UQAM (Université du Québec à Montréal).

Aux yeux des Européens, le Canada avait, jusqu’à récemment, plutôt bonne presse en termes de démocratie, et le Québec a toujours eu toujours la réputation d’une province à part, la plus à gauche du pays, comme la côte Est des États-Unis face au Sud conservateur. Que reste-t-il de tout cela au lendemain du vote de la loi spéciale (1), « destinée à mater le mouvement de grève » des étudiants en cours depuis la mi-février, d’après les grands titres de Radio-Canada ? Mais surtout, comment et pourquoi en est-on arrivé à une loi brimant la démocratie, qui reconnaît par son existence même la dégénérescence de la grève étudiante en une grave crise sociale ?

Commençons par la fin. La loi 78, votée ce 18 mai au soir, vise en principe le retour en classe des plus de 150 000 étudiants après trois mois de grève, voire quatorze semaines pour certains. Elle « suspend » le trimestre d’hiver, qui doit reprendre… fin août, afin de laisser le temps « pour apaiser les esprits ». Elle le fait en apportant des limitations importantes au droit d’association, au droit de manifestation, et recourt même à la justice pénale contre les récalcitrants. Avant même sa promulgation, de nombreuses voix se sont élevées contre la loi, dont celle du Barreau du Québec, de la Fédération québécoise des professeurs d’université, et j’en passe, pour souligner sa nature anti-démocratique, anti-constitutionnelle. Une loi digne de la Grande noirceur (2), des républiques bananières ou de la Corée du Nord, selon les commentateurs : si la grève étudiante a polarisé les sensibilités, la loi indigne même les plus pacifiques. Selon la lettre ouverte d’un groupe d’historiens québécois, la loi «remet en cause le principe de la primauté du droit dans la résolution des conflits, comme le souligne le Bâtonnier du Québec dans son communiqué du 18 mai. En effet, dans sa forme actuelle, le projet de loi 78 limite clairement le droit de manifester pacifiquement de tous les citoyens et sur tous les sujets. Il entrave de manière importante la liberté académique dans un milieu universitaire. Il suspend des recours juridiques légitimes et renverse le fardeau de la preuve qui rend les associations d’étudiants et les syndicats responsables d’actes commis par autrui. Enfin, il sanctionne lourdement les citoyens ainsi que les associations étudiantes et syndicales qui ne se conformeraient pas aux dispositions de cette loi d’exception» (3). Lire la suite de cette entrée »

Une crise des recettes, pas des dépenses

12 mai 2012par
administrateur

La dette ne s’est pas creusée à cause d’un dérapage des dépenses comme on veut nous le laisser croire. Au contraire, elle s’est constituée à partir d’une réduction volontaire des recettes. Le poids de la dette est tel que le remboursement des intérêts représente près de 50 milliards d’euros par an.

Pour sortir de cette crise, il faut d’abord autoriser les États à emprunter directement auprès de la Banque centrale européenne plutôt qu’auprès des banques et des marchés qui s’enrichissent au passage. Ensuite, il faut stopper les exonérations massives d’impôts pour les plus fortunés et les plus grosses entreprises. Il ne s’agit pas de faire la peau aux plus riches mais bien de faire contribuer chacun à hauteur de ses moyens.

On veut nous faire payer deux fois l’addition

Tout d’abord avec les nombreuses exonérations pour les plus riches, la fiscalité pèse plus lourdement sur le reste des contribuables. Ensuite en se privant des ressources concentrées entre les mains d’une minorité, l’État ne parvient pas à rassembler assez de recettes pour répondre aux besoins de l’ensemble de la population. Résultat  : on paye plus pour moins de services publics  !

Il est donc temps de renverser la vapeur et de demander plus d’efforts à ceux qui le peuvent. Le revenu annuel moyen des 10 % les plus modestes s’est élevé de 610 euros entre 1999 et 2009. Entre 2004 et 2008, celui des 0,01 % les plus riches a augmenté de 180 000 euros  ! Lire la suite de cette entrée »

Dette : mythe ou réalité ?

12 mai 2012par
administrateur

La dette, tout le monde en parle ! Mais, est-elle si élevée ? Est-elle si dangereuse ? La seule solution pour y remédier passe-t-elle par une réduction drastique des dépenses publiques ? Qui nous prête de l’argent ? Dans quelles conditions ? Comment faire pour sortir de là ?

Voici une petite animation de 5 minutes qui tente de répondre à ces principales questions. Elle devrait vous permettre de mieux comprendre les problématiques posées et de connaitre nos propositions pour y remédier.


dette par cgt_ptri_idf