Le suicide d’un salarié de Renault en 2007 est «dû à la faute inexcusable» du constructeur automobile, selon un arrêt rendu jeudi par la cour d’appel de Versailles et dont l’AFP a eu connaissance vendredi.
Le tribunal des affaires de sécurité sociale de Versailles avait écarté en première instance en novembre 2010 la «faute inexcusable» de Renault pour expliquer la mort de cet homme, employé comme technicien informatique sur le technocentre de Guyancourt (Yvelines).
Dans son arrêt, la 5ème chambre de la Cour d’appel de Versailles considère que «Renault n’a pas pris les mesures nécessaires pour préserver Hervé Tizon du danger auquel il était exposé en raison de la pénibilité avérée de ses conditions de travail et de la dégradation continue de celles-ci».