Déficits : QUI VA PAYER ?

Pour les syndicats, suppressions de postes et gel salarial prolongent un sarkozysme qu’ils croyaient évacué.

Une «grave erreur d’aiguillage», selon la CGT. Une «mauvaise nouvelle», pour la FSU. De «grosses inquiétudes», chez Force ouvrière. Les mesures du gouvernement visant à réduire le nombre d’agents dans les ministères non prioritaires, et à «stabiliser» la masse salariale de la fonction publique sont accueillies assez froidement du côté des principales organisations syndicales. Sur le fond du dossier, Bernadette Groison, de la FSU, le syndicat majoritaire dans la fonction publique, s’insurge contre «une logique unique visant à réduire les dépenses de l’État, alors que le gouvernement devrait plutôt s’engager à aller chercher de nouvelles recettes». Pour elle, les suppressions de postes sont jugées «injustes» au regard des «besoins humains».