Les infrastructures de transports

Le courrier du militant n°1505

Décembre 2017

UNE GESTION UNIQUE PUBLIQUE

La France dispose d’infrastructures de transport abondantes :
• 1 100 milliers de km de routes :
autoroutes concédées et non concédées (moins de 1 % du réseau total), routes nationales (moins de 1 % du réseau total), routes départementales (35 % du réseau total) et des routes communales (environ 63 % du réseau total).
• 30 milliers de km de lignes ferroviaires,
• 1,3 milliers de km de lignes de métro et tramways,
• 8,5 milliers de km de voies navigables dont un peu moins de 57 % en 2015 sont utilisés, tant pour le transport de marchandises que pour le tourisme fluvial (68 % en 2000).
• de nombreux ports maritimes, dont trois ont une échelle européenne,
• le deuxième aéroport européen.
Le parc de véhicules routiers s’est accru de plus de 5 millions de véhicules depuis 2000.

Infrastructures de transport :
enjeux économiques, environnementaux et sociétaux

L’ensemble du transport (hors poste et courrier) engendre une dépense totale de 360 milliards d’euros, soit 16,7 % du produit intérieur brut (PIB) ; les ménages y contribuent pour plus de la moitié. Près de 76 % de la dépense de transport est consacrée à la route, 8 % au transport ferroviaire, 6 % aux transports collectifs (urbains et en car), 7 % au transport aérien, le reste aux transports fluvial et maritime.
Plus de la moitié de la dépense de transport est réalisée en compte propre, essentiellement par les ménages.

Le transport et ses infrastructures, sources de profit, mise en concurrence, pas de report modal

S’agissant des transports terrestres, le mode routier a accru sa domination avec plus de 85 % de part modale dans le transport de marchandises en France, pendant que le mode fluvial se maintient et que le ferroviaire s’effondre, passant sous la barre des 10 %.
Là encore, l’hégémonie routière s’appuie sur l’externalisation des coûts, le dumping social (qui met en difficulté la flotte routière française par la même occasion) et une fiscalité avantageuse. La circulation routière a augmenté de 5 % au total.
La circulation des trains de marchandises a fortement baissé (près de – 60 %), celle des trains de voyageurs a au total augmenté de 7 %.
Le transport terrestre de marchandises est essentiellement réalisé par la route. La part des modes non routiers a fortement chuté au cours des deux dernières décennies du fait de la forte réduction du transport ferroviaire.
Le chiffre d’affaires des sociétés d’autoroutes concédées s’élève à 9,3 milliards d’euros et a progressé de 46,5 % depuis 2009. Il est constitué à 97 % des recettes des péages. Les investissements sont en baisse tendancielle depuis 2008.

Concurrence et dumping social

Les secteurs des transports, de la logistique et des infrastructures sont déjà au cœur d’une déréglementation conduisant à un terrible dumping social.
L’éclatement du salariat et sa mise en concurrence (y compris européenne voire mondiale) conduisent à plus de précarité, à une dégradation des conditions de travail et des conditions sociales.
Avec sa « loi travail », le gouvernement instaure – de fait – la course au moins-disant social et au salariat « low cost ».
C’est ce qui se passe déjà dans nos secteurs du transport et infrastructures, depuis des années, avec la généralisation du low cost, source d’un dumping social éclatant l’emploi.
Plus on déréglemente, plus les effectifs globaux diminuent, c’est le cas à la SNCF, dans le transport routier de marchandises (TRM).
Mais aussi dans la Fonction publique d’État (FPE) pour :
• les infrastructures routières avec les privatisations, les concessions autoroutières, l’externalisation des missions..
• le domaine maritime avec l’abandon des missions vers le secteur privé,
• le fluvial où l’établissement VNF ne fait que répondre à des enjeux économiques,
• le réseau scientifique et technique dépecé faute de pouvoir répondre à des besoins de service public.

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