Archive pour la catégorie ‘REVUE DE PRESSE’

Le passage aux 35 heures a contribué à la baisse des coûts salariaux

Mercredi 22 fév. 2012
par administrateur

Selon un rapport de l’Insee, le passage aux 35 heures a contribué à la baisse des coûts salariaux unitaires.

C’est une étude sur laquelle le gouvernement devrait rester discret. Publiée hier par l’Insee, cette comparaison européenne du coût de la main-d’œuvre entre 1996 et 2008 vient mettre à mal nombre d’idées reçues, réhabilitant au passage les 35 heures, et flinguant au tournant le projet de TVA sociale.

Le Mécanisme Européen de Stabilité pour les Nuls, le Retour

Mardi 21 fév. 2012
par administrateur

Depuis le mois de Juillet, les spéculations vont bon train sur ce qu’est ce nouveau Traité signé par les exécutifs des états membres de la zone euro et qui doit maintenant être ratifié par les parlements

Le 26/03/2011, nous détaillions sur ce blog ce qui était à ce moment la discussion sur le Mécanisme Européen de Stabilité, et expliquions ce qu’étaient le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) et le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF), deux institutions européennes (l’une intergouvernementale, et l’autre communautaire) créées à l’occasion des remous suscités par la crise des dettes souveraines (1).

Dans ce billet nous expliquions que les dirigeants européens voulaient arriver à une modification du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne qui permette de créer un Mécanisme Européen de Stabilité pour sauvegarder ces mécanisme et favoriser stabilité dans le Zone Euro.

Ce fut donc chose faite entre temps, et l’article 136 du TFUE a bien été modifié. En conséquence de quoi, depuis le mois de Juillet, le bruit court sur le net que le Traité établissant ce fameux Mécanisme Européen de Stabilité tant attendu est scandaleux, et qu’il porte les germes du fascisme (2). Celui-ci a été traduit par la société HaOui.fr (attention il comporte des erreurs de traduction, notamment pour l’article 15 (3)).

Nous avons donc lu ce traité (4), et vous en donnons un long résumé ici même, afin que vous sachiez ce qui se trouve [et ce qui ne se trouve pas] dans ce traité signé le 11 juillet 2011, et dont la ratification doit avoir lieu avant le 31/12/2012. Nous espérons que ce résumé vous aidera à mieux cerner de quoi on parle et le cas échéant, à mieux l’expliquer.

PS : Si nous avons fait ce travail, c’est aussi pour que les leaders d’opinion sur le net puissent se baser sur un matériel solide pour enfin dénoncer (ou encensé pourquoi pas, si ça leur fait plaisir) ce qui se signe en notre nom au sein des institutions européennes. Vous pouvez retrouver ce travail aussi sous forme de présentation powerpoint (ou pdf ici) à la fin de l’article ! (Lire la suite…)

MES ou le braquage à l’européenne

Mardi 21 fév. 2012
par administrateur

Mécanisme Européen de Stabilité


Si le traité instaurant le Mécanisme Européen de Stabilité est ratifié mercredi prochain par notre pays (1) autant aller à la pêche le 22 avril, parce que, qu’importe le candidat, la « MES » est dite.

Les peuples d’Europe devront alors assister au plus incroyable braquage de leurs finances, mais également un déni de souveraineté sans précédent qui sonnerait le glas des quelques bribes de démocratie qui nous restent.

Rappel préalable : L’Union Européenne n’est pas un État, mais une organisation qui ne peut agir que sur la base des compétences que les États Membres auront bien voulu lui transférer.(2)

Genèse

• Tout d’abord, il a fallu modifier le Traité de l’Union européenne parce que le MES allait à l’encontre de certaines dispositions. Ce processus aurait dû être validé par un processus démocratique puisqu’il accroit les prérogatives de l’Union européenne, cela n’a pas été le cas. (3)

• Ensuite, on concocte en parallèle le Traité de Stabilité, Coordination et Gouvernance dans l’économie et le système monétaire européen (TSCG), de manière à transformer les compétences partagées État membre/ UE en des compétences exclusives de cette dernière. En clair, on transfère la gestion de notre pays à l’Europe, sans que notre gouvernement ne puisse revenir en arrière, à moins de quitter l’eurozone. (4)

Enfin, on institue le MES, sorte de pieuvre à 17 tentacules nourrie par aspiration d’argent dans chaque pays ayant l’euro pour monnaie, et croyez-moi, cette pieuvre-là saura prédire plus que les résultats de l’équipe de foot allemande. (5) (Lire la suite…)

Les leçons de la crise grecque

Jeudi 16 fév. 2012
par administrateur

Gérard FILOCHE sur Marianne2

La crise grecque est loin d’être terminée. Il est néanmoins possible de tirer un bilan provisoire sous forme de 6 leçons. La troïka s’est acharnée à extorquer encore 385 millions aux Grecs avant de donner 130 milliards aux banques… au nom des Grecs. C’est une honte à vomir.

1 – La troïka (FMI, Union européenne, Banque centrale européenne) n’hésite pas à plonger la population grecque dans le chaos social pour tenter de sauver la finance

Sonia Mitralia, membre du comité grec contre la dette a prononcé le 24 janvier un discours devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg.

Elle déclarait notamment :

« Les salaires et les retraites sont amputés de 50 % et même dans certains cas, de 70 %.

La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l’école primaire, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines, de milliers de SDF misérables, affamés et en haillons.

Le chômage atteint désormais 20 % de la population et 45 % des jeunes (49,5 % pour les jeunes femmes).

Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquence que les lits d’hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale de 40 %, qu’il faut payer très cher même pour accoucher, qu’il n’y a plus dans les hôpitaux publics de pansements ou de médicaments de base comme des aspirines.

L’Etat grec n’est toujours pas capable, en janvier 2012, de fournir aux élèves les livres de l’année scolaire commencée en septembre passé.

Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants de maladies rares se voient condamnés à une mort certaine et à brève échéance après que l’Etat grec leur a coupé les subsides et les médicaments.

Le nombre de tentatives de suicide s’accroît à une vitesse hallucinante, comme d’ailleurs des séropositifs et des toxicomanes abandonnés désormais à leur sort par les autorités… »

Cela ne suffit pas à la Troïka qui exige une nouvelle saignée de la population grecque : baisse du salaire minimum, baisse des retraites, nouveaux licenciements dans le secteur public. Sarkozy, affirmait à l’issue du dernier Conseil des ministres franco-allemand : « Les Grecs ont pris des engagements, ils doivent les respecter scrupuleusement, il n’y a pas le choix, le temps presse, c’est une affaire de jours, maintenant il faut conclure ». Cet homme-là est décidément d’une grande humanité.

Les termes de « plans d’austérité » ou de « plans de rigueur » sont inadéquats. Ils suggèrent une forme d’ascèse librement acceptée, un passage qui serait difficile mais nécessaire. Cela n’a rien à voir avec la réalité. Ces plans sont des plans de destruction sociale.

Nous sommes ramenés plus d’un siècle en arrière lorsque les libéraux ne cachaient pas qu’ils croyaient que seule la faim pouvait pousser les salariés à travailler. Aujourd’hui, c’est le peuple grec qui subit la loi de la finance dans toute sa barbarie. Demain, ce sera le tour du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne, de l’Italie, de la Belgique, de la France… (Lire la suite…)

Des dizaines de milliers de manifestants en Europe contre l’accord ACTA

Dimanche 12 fév. 2012
par administrateur

Samedi 11 février 2012

Ils accusent l’Accord commercial anticontrefaçon, un traité international signé par 22 pays de l’UE fin janvier, de menacer les libertés individuelles au bénéfice de la lutte contre le piratage

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce samedi dans toute l’Europe, principalement en Allemagne mais aussi en France, pour dénoncer les atteintes à l’internet contenues selon eux dans l’accord européen ACTA sur la contrefaçon. (Lire la suite…)

ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement)

Dimanche 12 fév. 2012
par administrateur

http://www.laquadrature.net/ACTA

ACTA est une offensive de plus contre le partage de la culture sur Internet. ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou accord commercial anti-contrefaçon) est un accord négocié secrètement de 2007 à 2010 par un petit « club » de pays (39 pays, dont les 27 de l’Union européenne, les États-Unis, le Japon, etc). Négocié plutôt que débattu démocratiquement, ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement.

ACTA, véritable feuille de route pour des projets comme SOPA et PIPA, créerait de nouvelles sanctions pénales forçant les acteurs de l’Internet à surveiller et à censurer les communications en ligne. Cet accord est donc une menace majeure pour la liberté d’expression en ligne et est porteur d’insécurité juridique pour les entreprises de l’Internet. Au nom du droit des marques et des brevets, il pourrait également freiner l’accès aux médicaments génériques dans les pays pauvres.

Le Parlement européen a désormais une occasion ultime de rejeter l’ACTA.

Suicides chez les inspecteurs du travail : un scénario à la France Télécom ?

Samedi 11 fév. 2012
par administrateur

Les agents de l’inspection du travail étaient appelés à cesser le travail mardi 7 février, suite au suicide de l’un des leurs le 18 janvier dernier. Ils dénoncent un scénario « à la France Télécom » alors qu’ils sont censés être les garants de « la santé et de la sécurité au travail ».

Crédits photos : Thomas Francillard

Le 18 janvier dernier, l’inspecteur du travail Romain Lecoustre se pendait à son domicile. Quelques jours plus tard, une large intersyndicale* appelait tous les personnels du ministère du travail à se mettre en grève. Le ministère du Travail a estimé le taux de grévistes à 24,55 %. La France compte 2 190 agents de contrôle dont 767 inspecteurs, soit un agent pour 8 345 salariés.
A Lyon, mardi matin, environ 200 personnes se sont réunies devant le siège de leur direction régionale, la DIRRECTE, à la Tour Suisse de la Part-Dieu (Lyon 3e).
Ils veulent faire reconnaître le suicide de leur collègue comme un « accident de service ». Pas seulement. Ils demandent que soit prise en compte la souffrance au travail. Car chacun se reconnaît dans la situation de Romain. (Lire la suite…)

Autoroutes : la rente de Vinci sera-t-elle prolongée ?

Mercredi 1 fév. 2012
par administrateur

Aujourd’hui, comme chaque 1er février, les sociétés d’autoroutes révisent leurs tarifs à la hausse : +2,5% en moyenne.
L’occasion pour Marianne2 de revenir sur le prix de vente de ces bijoux de famille, privatisés en 2005.
Selon Pierre Coppey, le patron de Vinci Autoroutes, celle-ci valent au moins 20 milliards quand l’État ne les a cédées que 15 milliards.
L’occasion aussi de republier une enquête parue dans le numéro 758 du 29 octobre 2011.

« Vous ne pouvez pas publier cela, comme cela. ». Pierre Coppey s’énerve tout rouge. Il faut dire qu’entre deux cafés, le patron de Vinci Autoroutes venu nous faire la leçon a lâché une petite bombe. A la question, « Si l’état devait vous racheter les autoroutes combien devrait il mettre sur la table », il répond : « 15 milliards ». Le sujet est ultra sensible depuis que certains membres de la Cour des comptes, relayés par Marianne, se sont émus du prix de ces cessions. Question que les heureux acheteurs font tout pour éviter. Sauf là. Pierre Coppey qui a une formation de journaliste, chose plutôt rare dans ce monde dominé par les ingénieurs des Ponts et chaussées, a vite compris son erreur : il vient de vendre la mèche : la vente s’est faite à vil prix.

Explication. Les sociétés d’autoroutes disposent d’un seul actif : la concession des presque 9000 kilomètres de bitumes à péages que compte la France. Et comme toute concession, celle-ci à une fin : en moyenne 2033 pour l’ensemble du réseau. Bref, les heureux propriétaires ont encore donc une vingtaine d’année pour rembourser leur achat 15 milliards d’euros. Traduit en terme financier, la veille du jour de fin de concession à 23h59, la valeur de la concession vaut 0 euros. Bref plus on se rapproche de cette date, moins la valeur de la concession est importante, jusqu’à atteindre 0, comme on l’a vu.
Entre temps, les sociétés d’autoroutes ont largement rémunéré leurs actionnaires. Via deux canaux. Les dividendes évidemment, il y en a pour près de 5 milliards depuis la privatisation. Mais aussi, ce qui se voit moins, l’intégration fiscale qui permet à l’entreprise mère de diminuer son résultat fiscal du coût de l’endettement de sa filiale. Exceptée APRR, les autres le pratiquent volontiers. A raison de 30 milliards d’euros d’endettement (le coût de construction des autoroutes, mais aussi celui du rachat proprement dit des sociétés réalisé sur 100% par la dette), cela permet d’économiser un gros paquet d’argent. A titre d’exemple, Vinci Autoroutes, a payé 629 millions d’euros pour ses 14,5 milliards d’euros d’endettement. La maison mère Vinci a ainsi pu réduire son chèque au Trésor français du tiers de cette somme, soit l’équivalent de 200 millions d’euros chaque année. Cela a l’air de rien mais sur 5 ans, les sociétés ont donc économisé près de 1,5 milliard d’euros…

Donc on récapitule. 5 milliards de dividendes ont été versés, 1,5 milliard a été économisé, et selon Pierre Coppey, les sociétés valent toujours 15 milliards d’euros, le prix payé il y a 5 ans… On comprend que le patron de Vinci Autoroutes propose à l’État d’assumer à sa place les 10 milliards d’euros d’investissements routiers que le budget, en mode rigueur, peine à financer. Il suffirait simplement que le gouvernement prolonge la concession de la concession, une véritable poule aux œufs d’or…

Pour mémoire, nous avons réédité l’enquête publiée par Marianne le 29/10/2011 sur ce dossier explosif, qui est à mettre au passif de Dominique de Villepin, alors premier ministre. (Lire la suite…)

PPP : Partenariat Public-Privé, LE PARISIEN du 09 janv. 2012

Samedi 28 janv. 2012
par administrateur

Ceux qui continuent à jeter l’argent par les fenêtres

Samedi 3 déc. 2011
par administrateur

Alors que les finances de l’État sont au plus bas, des choix politiques douteux, des comportements irresponsables et des laisser-aller insupportables accentuent encore le gaspillage de l’argent public.