La PNIJ, “Big Brother” version française

Un monstre qui écoutera tout, tout le monde, tout le temps. Dès cet été, l’ensemble des communications mises sur écoute passera par ces grandes oreilles de l’Etat, la plate-forme nationale des interceptions judiciaires. Un nouveau système de surveillance qui centralisera plus de 5 millions de réquisitions judiciaires et 40 000 écoutes autorisées par les juges chaque année.

ÉCOUTES – Un Big Brother à surveiller

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La France va se doter d’un système centralisé d’interception des données téléphoniques et internet. Mais les futures grandes oreilles de l’Etat, gérées par le groupe Thales, posent de graves problèmes. Surcoûts, failles de sécurité, risques de conflit d’intérêts… Révélations.

Conversations téléphoniques, SMS, MMS, Internet… Dès cet été, l’ensemble des communications mises sur écoute passera par ces grandes oreilles de l’Etat. Souhaité dès 2010 par l’ancien président Nicolas Sarkozy, ce système de surveillance va permettre de centraliser en un seul point plus de 5 millions de réquisitions judiciaires (liste des appels téléphoniques, identité d’un abonné derrière un numéro…) et près de 40 000 écoutes autorisées par les juges dans le cadre de leurs enquêtes.

La Grèce, nouvelle terre de profits

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Augmentation des tarifs et baisse de la qualité des services : pour les opposants à la privatisation des compagnies de distribution d’eau de la métropole athénienne (EUDAP) et de Thessalonique, la deuxième ville du pays (EUATH), le constat est clair. « L’eau est un bien public, ce n’est pas une marchandise », martèle Maria Kanellopoulou, membre du mouvement Save Greek Water. Cette musicienne fait partie des fondateurs du mouvement, créé l’été dernier, pour s’opposer au chantier de privatisation des deux sociétés.

Les PPP ? Une bombe à retardement !

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Le contrat de partenariat public privé (PPP) permet de confier en un seul marché, conception, construction, entretien, maintenance et gestion d’un équipement public. Celui-ci est financé par le groupement privé attributaire du contrat, et payé par l’Etat ou la collectivité sous forme de loyer (sorte de « leasing ») sur des durées de 15, 30, voire 40 ans. Les règles de la comptabilité publique ont été adaptées pour que la majeure partie du montant du marché, n’apparaisse pas en investissement, mais en fonctionnement, masquant ainsi à l’Europe, la réalité de la dette contractée. Le groupe parlementaire voulait même une loi généralisant cette procédure et envisageait sérieusement une clause pour que le délit de favoritisme ne puisse s’appliquer.

Véolia attaque un documentaire sur la gestion de l’eau

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En France, 8 personnes sur 10 achètent leur eau à un fournisseur privé. Trois géants se partagent cet énorme marché : Veolia, Suez et la Saur. Loin d’assurer une eau bon marché et de qualité, ce modèle permet surtout au secteur privé d’engranger de substantiels bénéfices, au détriment des usagers. La gestion privée de l’eau favorise aussi la corruption. C’est ce que met en évidence le documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz Water makes money, sorti sur les écrans en septembre 2010. L’entreprise française Véolia n’a pas vraiment apprécié l’enquête, et a tenté d’en empêcher la diffusion. Il a pourtant été projeté plus de 1000 fois et diffusé à plusieurs reprises par Arte.

La présence d’amiante dans les enrobés est enfin reconnue

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Il aura fallu attendre 1995 pour interdire la production d’enrobés avec de l’amiante.

Pour autant les couches d’enrobés amiantées sont encore nombreuses. Pire, le recyclage, l’utilisation des fraisats ont multiplié sa présence sur l’ensemble des réseaux et les infrastructures. Que ce soit sur des routes nationales, départementales, des autoroutes jusqu’aux rues communales.

Voilà plusieurs années que le SNPTRI-CGT dénonce la présence de l’amiante dans les enrobés et dans leurs résidus.

Pourquoi la SNCF envoie en douce ses trains amiantés en Roumanie

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Au grand dam des cheminots, le désamiantage des wagons qui ne roulent plus est sous-traité. La SNCF veut réduire la facture car, pour se débarrasser de son vieux matériel, désormais, il faut payer.

Les trains ont du mal à se cacher pour mourir. A Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), à Culoz (Ain), à Baroncourt (Meuse), à Vesoul (Haute-Saône), des convois sont garés sur des voies secondaires et attendent en pourrissant d’être envoyés à la casse. Locomotives, voitures de voyageurs et wagons de fret s’accumulent. Près de 3.700 en tout, soit “150 kilomètres mis bout à bout”, selon Arnaud Aymé, du cabinet Sia Conseil, effaré par la masse de travail qui attend… les désamianteurs.

Gaz de schiste, la grande escroquerie

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BOULEVERSEMENT ÉNERGÉTIQUE OU FEU DE PAILLE FINANCIER ?

Energie bon marché contre pollution prolongée : aux Etats-Unis, le dilemme relatif à l’exploitation des gaz et pétrole de schiste n’a tourmenté ni les industriels ni les pouvoirs publics. En moins d’une décennie, ces nouvelles ressources auraient aiguillé l’Amérique sur les rails de la croissance, dopé l’emploi, rétabli la compétitivité. Et si cette «révolution» n’était qu’une bulle spéculative sur le point d’éclater ?

Hippodrome de Compiègne : le cadeau de Cahuzac

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L’affaire peut surprendre, ou choquer. Dans un mémoire de neuf pages, déposé à la veille de Noël, le 24 décembre 2012, au tribunal administratif de Paris, les services du ministre (PS) du budget Jérôme Cahuzac estiment, tout bien réfléchi, que la vente controversée des terrains forestiers et de l’hippodrome de Compiègne (Oise), réalisée en 2010 par son prédécesseur (UMP) Éric Woerth, était parfaitement légale.