Renault responsable du suicide d’un employé pour la justice

11 mai 2012par
administrateur

Le suicide d’un salarié de Renault en 2007 est «dû à la faute inexcusable» du constructeur automobile, selon un arrêt rendu jeudi par la cour d’appel de Versailles et dont l’AFP a eu connaissance vendredi.

Le tribunal des affaires de sécurité sociale de Versailles avait écarté en première instance en novembre 2010 la «faute inexcusable» de Renault pour expliquer la mort de cet homme, employé comme technicien informatique sur le technocentre de Guyancourt (Yvelines).

Dans son arrêt, la 5ème chambre de la Cour d’appel de Versailles considère que «Renault n’a pas pris les mesures nécessaires pour préserver Hervé Tizon du danger auquel il était exposé en raison de la pénibilité avérée de ses conditions de travail et de la dégradation continue de celles-ci».

La cour brocarde les supérieurs hiérarchiques du salarié qui «n’ont jamais réellement cherché à améliorer ses conditions de travail et n’ont jamais contrôlé ses horaires de travail», estimés par l’Inspection du travail à 10 à 12 heures par jour en janvier 2007, ce qui présentait «un caractère excessif».

«Poste moins stressant»

La justice a accordé au père de la victime la somme de 30 000 euros à titre de dommages intérêts pour préjudice moral et prend en compte la souffrance personnelle du salarié avant son suicide en octroyant 5 000 euros pour chacun des ayants droit à titre d’indemnisation, s’est félicité vendredi l’avocat de la famille, Me Jean-Paul Teissonière.

Hervé Tizon, 45 ans, avait été retrouvé noyé aux abords du Technocentre Renault de Guyancourt (Yvelines) en janvier 2007.

Après une tentative de suicide en 2006, le salarié avait changé d’affectation, le médecin du travail ayant préconisé un «poste moins stressant».

Après une vague de trois suicides de salarié du Technocentre en février 2007, le parquet de Versailles avait ouvert une enquête préliminaire, classée sans suite en janvier 2009.

L’un de ces suicides, celui de Raymond D., avait été reconnu en juin comme un accident du travail par la cour d’appel de Versailles.

La famille de M. Tizon avait déposé en décembre dernier à Versailles une plainte avec constitution de partie civile pour «harcèlement moral, homicide involontaire, mise en danger de la vie d’autrui et défaut de transcription des risques sur le document unique».

6 idées reçues sur la dette publique

10 mai 2012par
administrateur

Le collectif pour un audit citoyen de la dette publique

D’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient ses titres ? Peut-on alléger son fardeau autrement qu’en appauvrissant les populations ? Ces questions, de plus en plus nombreux sont ceux qui se les posent. Dans toute l’Europe et en France un large débat démocratique est urgent, car les réponses apportées à ces questions détermineront notre avenir.

C’est pourquoi des citoyens, organisations syndicales et associatives, soutenus par plusieurs formations politiques, ont décidé de créer un collectif national pour un audit citoyen de la dette publique, afin de porter ce débat au cœur de la société.

Signataires à ce jour du texte de référence (membres du collectif) :

Membres du collectif : Act Up-Paris, Agir ensemble contre le chômage (AC!), AITEC, Amis de la Terre, Attac, CADTM, CEDETIM, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif Richesse, Confédération CGT, Convergence SP, Coopérative DHR, Economistes Atterrés, Emmaüs International, Fakir, Fédération Syndicale Unitaire, Finances CGT, Fondation Copernic, Indecosa-CGT, L’Appel des Appels, Ligue des Droits de l’Homme, Marches Européennes, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement Utopia, Réseau Education Populaire, Résistance Sociale, SNESUP, Sud BPCE, Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, Union syndicale Solidaires.

En soutien : Alliance Ecologiste Indépendante, Alternatifs, Association Nationale des Élus Communistes et Républicains, Démocratie et socialisme, Europe Ecologie Les Verts, FASE, Gauche Unitaire, M’PEP, NPA, Parti Communiste Français, PCOF, Parti de Gauche, Parti pour la décroissance

Observateurs : Acrimed, Alternatives Economiques, Droit au logement (DAL), Désobéissants

6 idées reçues sur la dette publique

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique cherche à explorer, développer et expliquer les enjeux révélés par la crise actuelle. Avec une certitude : il existe des solutions progressistes à la crise de la dette, il faut lutter contre la résignation, les imposer dans le débat public (disponible en 4 pages A4 PDF).

Il nous faut dans un premier temps dénoncer la supercherie du discours dominant sur la dette, qui voudrait nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternative à promettre «le sang et les larmes» aux peuples… pour mieux assurer les profits des banques.

«La dette est la conséquence d’une explosion des dépenses publiques» «Nous vivons au-dessus de nos moyens» «Il faut rassurer les marchés financiers» «Il faut imposer la règle d’or, il faut imposer l’austérité…» Vraiment ?

Ce document a vocation à prendre à contre-pied ces idées reçues, rabachées à longueur de temps dans les radios et télévisions. C’est aussi une invitation à discuter de ces enjeux ensemble, dans les villes, quartiers, villages, pour changer la donne dans le combat d’idées !

Idée reçue 1 : « La dette est la conséquence d’une explosion des dépenses publiques ! »

« On vit au-dessus de nos moyens… » On nous rabâche, dans les médias dominants, que la cause principale des déficits publics, et donc de la dette, serait l’explosion des dépenses publiques ces dernières années.

C’est faux. La part des dépenses publiques dans leur ensemble (budget de l’État, des collectivités territoriales, des administrations de sécurité sociale qui rassemblent les hôpitaux publics et l’ensemble des régimes de sécurité sociale) est globalement stable depuis plusieurs années. Elle a même diminué par rapport à son point le plus haut atteint en 1993 avec 55 % du PIB, alors qu’en 2007, elle ne représente plus que 52,3 % du PIB. Cependant, la structure de ces dépenses publiques a évolué [1].

La crise de la dette qui touche de nombreux pays européens dont la France n’est donc pas provoquée par un changement de comportement des gouvernements qui seraient devenus trop dépensiers par rapport à leur comportement antérieur. Il n’y a pas eu d’explosion des dépenses ! Pour comprendre le creusement des déficits publics, il y a d’autres explications : le manque de recettes fiscales, ou la crise financière de 2007-2008. Lire la suite de cette entrée »

Grèce : les contours d’une gauche radicale en plein essor

10 mai 2012par
administrateur

« Un message puissant de renversement en Grèce et en Europe » : c’est ainsi que le leader de la Gauche radicale, Syriza, a interprété, dimanche soir, le score historique de son parti à l’issue des élections législatives anticipées qui ont vu s’effondrer les deux partis du gouvernement sortant. Alexis Tsipras, le sourire jusqu’aux oreilles, ne cachait pas sa joie : le parti a conquis 52 sièges sur 300 à la Vouli, le parlement grec : avec un total de 16,78 % des voix, il fait plus que tripler son résultat des dernières législatives, en 2009 (5,04 %). Un score inattendu dans les rangs mêmes du parti car les sondages lui donnaient, selon les instituts, entre 8 et 13 % des voix.

« Les dirigeants en Europe, et surtout Mme Merkel, doivent comprendre que la politique d’austérité a subi une écrasante défaite », a lancé Tsipras. Dans le centre d’Athènes, des militants entonnaient le slogan : « Ni PASOK, ni Nouvelle Démocratie : l’heure de la Gauche est arrivée ! » Le Syriza a non seulement détrôné le parti socialiste de son piédestal, mais il est aussi passé dimanche pour la première fois devant le Parti communiste grec ; en d’autres termes il apparaît soudainement comme la première force à gauche de l’échiquier politique grec. Lire la suite de cette entrée »

Déclaration de la Commission exécutive confédérale

9 mai 2012par
administrateur

Place au changement par le progrès social

Une majorité de citoyens a élu un nouveau Président de la République le dimanche 6 mai 2012.

La participation importante des électrices et électeurs témoigne de leur mobilisation pour intervenir sur les choix à venir.

Le résultat de l’Election présidentielle exprime un « désaveu » pour Nicolas Sarkozy. Sa politique autoritaire et antisociale, son passage en force sur la réforme des retraites et sa façon de gouverner sont maintenant clairement sanctionnés.

La CGT s’en félicite.

L’influence des thèses racistes et xénophobes a été omniprésente tout au long de la campagne. La CGT poursuivra son combat contre la division, les idées d’extrême-droite et les discriminations, pour « le travailler et vivre ensemble ».

L’élection de François Hollande est aussi l’expression d’une forte aspiration à un changement de politique économique et sociale. Elle s’était déjà exprimée dans les mobilisations sociales en 2009, 2010 et dernièrement lors du 1er mai 2012 contre les discriminations et pour la justice sociale.

Un contexte, a priori plus favorable à la satisfaction des revendications, est créé. Il doit se traduire par des décisions nouvelles, propres à changer le quotidien des salariés, retraités et privés d’emploi, à donner confiance aux jeunes dans leur avenir alors que les exigences patronales et celles des marchés financiers sont toujours aussi présentes.

L’intervention et l’action syndicale doivent être renforcées. Dans l’immédiat, tous les syndicats doivent refuser l’extension de la flexibilité exigée par le MEDEF au travers des accords dits « compétitivité emploi ».

Un véritable changement passe par la création d’emplois, l’augmentation des salaires, la reconnaissance et la revalorisation du travail, de son contenu et de sa finalité, le développement des services publics sur l’ensemble du territoire, un haut niveau de protection sociale et une véritable politique industrielle.

La réponse aux enjeux économiques et sociaux passe par une autre répartition des richesses au service du développement humain durable.

L’avenir de l’Europe ne peut se construire par la mise en concurrence sociale et fiscale entre pays, il faut une Europe solidaire et sociale axée sur la croissance et la coopération et non sur l’austérité généralisée imposée à l’ensemble des salariés.

La CGT continuera à être active pour le progrès social indispensable pour sortir de la crise et entend créer les conditions de l’action syndicale unitaire pour y parvenir.

Dans cette situation nouvelle et ouverte, la CGT appelle les salariés, les retraités, les privés d’emploi à rester mobilisés, à s’organiser, à se syndiquer à la CGT pour poursuivre leur action au travail, dans la vie, dans la cité pour faire aboutir leurs revendications.

Montreuil, le 9 mai 2012

Législatives : la Grèce dit « non » aux partis d’austérité

8 mai 2012par
administrateur

Appelés aux urnes pour renouveler leur Parlement, les Grecs ont fait implosé le système politique en place depuis trente ans, sanctionnant par là-même la politique de rigueur mise en place depuis 2009 par la coalition au pouvoir. Avec sept partis qui feront leur entrée au parlement et une forte montée en puissance des extrêmes, il semble pour le moment impossible de dessiner une majorité.

A l’heure où la France virait à gauche, la Grèce boutait hors du pouvoir les partis tenants de l’austérité.
Les Grecs étaient appelés à renouveler dimanche pour quatre ans les 300 sièges du Parlement lors d’élections anticipées. Cette année, 32 partis se présentaient alors qu’en 2007, ils n’étaient que 21 à concourir pour entrer à la Vouli, le Parlement Grec. Un foisonnement de députés dissidents qui ont soit quittés leur parti pour rejoindre des formations existantes, soit formés leurs propres partis. Avec pour trait commun le refus de l’austérité qui représente 60% des suffrages.

Avec seulement 37% des voix, les deux partis pro rigueur s’effondrent par rapport à 2009 où le Pasok et Nouvelle Démocratie affichaient 77% des suffrages.
Le PS grec passe de 44% à 15% entre 2009 et 2012. La droite molle (Nouvelle démocratie) passe de 32% à 19%, suivi de près par l’extrême gauche Syriza. Entre ces deux élections, la coalition n’a eu de cesse de poursuivre la politique de rigueur dictée par l’UE et le FMI.
« C’est un séisme politique qui frappe les partis gouvernementaux », a estimé Panagiotopoulos, un ténor de la Nouvelle Démocratie, le parti conservateur qui revendique la première place.
Une ligne de fracture s’est dessinée dans la classe politique grecque. Les deux grands partis ont signé le mémorandum de la troïka, qui prévoit les réformes économiques de la Grèce pour les années à venir, quand les petits partis politiques se sont opposés au diktat de l’UE et du FMI.

Au total sept partis devraient faire leur entrée au parlement. Les deux grands partis obtiennent un score beaucoup trop serré pour pouvoir espérer former une majorité stable et poursuivre les programmes d’austérité, condition du versement de l’aide financière internationale de 130 milliards d’euros.

Surtout avec le score affiché par Syriza, le parti d’extrême gauche, qui a promis d’en appeler à la rue pour s’opposer aux mesures d’austérité. « Après deux années de barbarie, la démocratie revient au pouvoir », a déclaré Alexis Tsipras, le chef de Syriza qui affiche près de 18% des suffrages et arrive en tête à Athènes.

Les Grecs refusent l’orthodoxie européenne

Nouveau venu, le groupuscule Chryssi Avghi (Aube dorée) qui fait son entrée au Parlement pour la première fois de l’histoire moderne du pays, après avoir obtenu près de 7% des suffrages.
Ce parti néonazi, longtemps semi-clandestin et réputé pour ses agressions contre les migrants, dénonce le mémorandum d’accord signé par la Grèce avec ses créanciers, et refuse le remboursement de la dette publique.

Les résultats de dimanche, associés à ceux de la France, pourraient bien résonner au-delà du continent, déclenchant de profonds bouleversements dans la zone euro. Dans un éditorial au New-York Times, le prix nobel d’économie Paul Krugman voit en effet dans les votes grecs et français le signe clair que « la stratégie qui consiste à opter pour l’austérité prend fin, et ceci est une bonne chose ».
De son côté, le Ministre des finances allemands, Wolfgang Schaüble a prévenu: si la Grèce élit une majorité qui ne respecte pas ses engagements internationaux, elle devra « en supporter les conséquences ». Une ingérence dans la vie politique intérieure grecque qui n’a guère eu d’impact sur le choix des électeurs.

Un vote anti-rigueur ? Assurément selon l’anthropologue grec Panagiotis Grigoriou, blogueur sur Marianne 2 « C’est une nouvelle ère, même si nous ne savons rien sur la gouvernance à venir. C’est déjà un « non » au Mémorandum même si c’est un non hétéroclite ». Dès la semaine prochaine, une quarantaine d’émissaires de la commission européenne viendront en Grèce pour s’assurer de la bonne application des réformes. L’atmosphère s’annonce tendue.

La gauche radicale grecque refuse une coalition avec la droite pro-rigueur

7 mai 2012par
administrateur

Le chef de la gauche radicale Syriza, Alexis Tsipras, a refusé lundi toute alliance avec les conservateurs de la Nouvelle Démocratie qui cherchent à former un gouvernement de coalition après être arrivés en tête aux élections de dimanche.

« Il ne peut pas y avoir un gouvernement de salut national avec la droite qui a signé des mesures de rigueur (…), que le peuple a rejetées » au scrutin de dimanche, a déclaré Alexis Tsipras à l’issue d’un entretien avec Antonis Samaras, chef de la Nouvelle Démocratie, premier du scrutin avec 18,85% des suffrages, mais sans majorité.

Alexis Tsipras a assuré qu’il était lui-même prêt à chercher une alliance gouvernementale avec les «pouvoirs de gauche» anti-rigueur. Antonis Samaras a été chargé lundi par le chef de l’Etat Carolos Papoulias de former un gouvernement de coalition, comme le stipule la Constitution. Il a trois jours pour s’acquitter de cette mission plus que délicate après des élections qui ont donné la majorité des 300 sièges du Parlement à des formations opposées aux politiques de rigueur imposées à la Grèce depuis 2010.

Le parti socialiste historiquement bas

S’il ne réusit pas à constituer des alliances, c’est le chef du deuxième parti, Alexis Tsipras, qui reprendra pour trois jours la mission de constituer un exécutif. Antonis Samaras a également entrepris des négociations avec le chef du Pasok socialiste, Evangelos Vénizélos, au score historiquement bas de 13,18% des voix qui en fait le troisième parti.

Ce dernier a affirmé qu’il était prêt à participer à un gouvernement de coalition avec « tous les partis pro-européens, le Syriza et la Gauche démocratique pour trouver une solution ». La Gauche démocratique (Dimar), un parti pro-européen plus modéré que le Syriza, a obtenu 6,10% des suffrages et fait son entrée au Parlement. Evangelos Vénézilos a également prôné le recours à une « personnalité de consensus » reflétant la tendance anti-austérité du résultat des élections pour diriger le gouvernement.

« Puisque le thème central des discussions est l’orientation européenne du pays et son maintien dans l’euro, il faut négocier les mesures de rigueur dictées par l’Europe et demander un délai de trois ans au lieu de deux pour l’ajustement budgétaire du pays », a-t-il déclaré.

(AFP)

Au revoir

6 mai 2012par
administrateur

Relax et rolex

3 mai 2012par
administrateur

Mediapart porte plainte contre Sarkozy pour dénonciation calomnieuse

2 mai 2012par
administrateur

Mediapart a déposé plainte, mercredi 2 mai, auprès du procureur de la République de Paris contre Nicolas Sarkozy et X… du chef de dénonciation calomnieuse. Cette plainte déposée au nom de notre journal, de son directeur, Edwy Plenel, et de ses journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske, vise la plainte déposée, lundi 30 avril, contre nous par l’actuel président de la République et candidat à sa réélection. Mediapart maintient l’intégralité de ses informations et estime que l’accusation de faux portée contre lui est une calomnie. Nous publions le texte intégral de la plainte déposée par nos avocats, Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, et vous pouvez la télécharger ici en format PDF.

*

Monsieur le Procureur de la République,

Nous avons l’honneur de porter plainte contre Monsieur Nicolas SARKOZY et X du chef de dénonciation calomnieuse, infraction prévue et réprimée par l’article 226-10 du Code Pénal, à la suite de la plainte qu’il a déposée contre nous le 30 avril 2012, et plus généralement pour toute infraction que l’enquête permettra d’établir.

1.

La presse s’est en effet fait l’écho de ce que Monsieur Nicolas SARKOZY aurait déposé entre vos mains le 30 avril 2012 une plainte contre nous des chefs de faux, usage de faux, recel de faux et publication de fausses nouvelles.

Il semblerait que très peu de temps après une enquête préliminaire ait été ouverte et confiée à la Direction régionale de la police judiciaire.

Monsieur Nicolas SARKOZY a dénoncé à l’autorité judiciaire des faits calomnieux en ce qu’il savait que nous n’avions ni fabriqué de faux document, ni utilisé un document que nous savions faux et encore moins diffusé sciemment de fausses nouvelles.

Cette plainte confirme les propos tenus par Monsieur Nicolas SARKOZY devant divers médias nous accusant explicitement de confectionner de faux documents aux fins de servir des intérêts politiques partisans. Ces propos portent gravement atteinte à l’honneur et à la considération de la SOCIETE EDITRICE DE MEDIAPART et font l’objet d’une procédure pour diffamation publique distincte.

Ce faisant, Monsieur Nicolas SARKOZY a commis le délit de dénonciation calomnieuse, tel que prévu et réprimé par l’article 226-10 du Code Pénal. Lire la suite de cette entrée »

Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy sur l’état de la justice après Nicolas Sarkozy

2 mai 2012par
administrateur

Monsieur le candidat,

« Depuis presque cinq ans, j’ai cette obsession de tenter de rapprocher les Français et la justice » : ainsi vous exprimiez-vous le 13 janvier dernier, à l’Elysée, lors de vos vœux aux « Hautes Juridictions » (les basses attendront…).

Décidément, au petit jeu du « je dis ce que je ne fais pas et je ne fais pas ce que je dis », vous êtes passé virtuose. Car qui plus que vous aura oeuvré, obsessionnellement en effet, non seulement depuis 2007 mais depuis 2002, à creuser le fossé entre le peuple et la justice, en ne cessant de jouer l’un(e) contre l’autre, d’utiliser l’un(e) pour soumettre l’autre ?

Qui plus que vous – et vos partisans à votre initiative ou avec votre assentiment – aura davantage (sous la Vème République du moins) violé la séparation des pouvoirs, dégradé la loi, travesti la réalité judiciaire, dénigré le travail des professionnels de la justice, tenu pour quantité négligeable les droits et attentes légitimes de tous ceux qu’on appelle abstraitement « les justiciables », c’est-à-dire l’ensemble des personnes qui ont recours ou sont confrontées, un jour ou l’autre, à l’institution judiciaire et qui réclament justice, autrement dit potentiellement tout le monde ?

Quelques hauts faits pour commencer, sous réserve d’inventaire : Lire la suite de cette entrée »