Le terrain glissant de la privatisation

Par L. MAURIAUCOURT
La pagaille face aux intempéries a illustré l’abandon du réseau routier par l’État. Tapis dans l’ombre, les géants des travaux publics se préparent.
Quand l’État Laisse tomber la neige…
La neige revient tous les ans, la casse des services publics imposée par l’État, reste – via la révision générale des politiques publique (RGPP) visant nous dit-on à faire mieux avec toujours moins de moyens budgétaires et humains.
Le privé, lui, se frotte les mains.

La CGT dénonce l’ouverture du réseau routier national à la privatisation.

Actualités | Opérateur Routier National

Après la privatisation des autoroutes, qui est l’illustration exemplaire d’une politique qui sacrifie l’intérêt général au bénéfice de quelques uns, l’État orchestre la privatisation des routes nationales.
Depuis le 1er mai 2010 la RN 205 de l’A40 au tunnel du Mont Blanc a été transférée à ATMB.
D’autres projets sont en cours voire déjà concrétisés suite aux derniers débats publics : l’A63 (ex RN 10) dans les Landes, la RN 154 sur l’axe Dreux/Orléans, la RN 126 entre Castres et Toulouse et aujourd’hui : la Route Centre Europe Atlantique.

Le monstre vert

Actualités

Il n’a sans doute pas échappé aux « usagers » des autoroutes franciliennes que, depuis plusieurs mois, la DiRIF supervise la construction de protections acoustiques le long des autoroutes A4 et A86 à Saint-Maurice, Maisons-Alfort et Créteil. Ces travaux interminables sont financés par la région capitale, à hauteur de 19,8 millions d’euros, dans le cadre du Contrat de plan État-Région (CPER) 2000-2006.

Réunion sur la fusion des corps OS/MEDDTL du 1er décembre 2010

Actualités | Fusion des corps

L’intégration dans un Nouvel Espace Statutaire (NES) de la catégorie B voulu par la fonction publique est générateur de frustrations pour les agents concernés. Pour le MEDDTL il s’accompagne d’un projet de fusion de corps concernant 13 000 agents.
Ce projet de fusion des corps concerne les TSE, Ctrl-TPE et les Ctrl-AM avec un reclassement dans un corps technique commun. Ce nouveau corps technique fourre-tout serait constitué de trois grades,
• le premier, grade d’accueil pour les Catégories C et les stagiaires du corps en attente de titularisation et les CTRL,
• le second, pour les TSE et les CTRL P,
• le troisième, pour les TSP et TSC et les CTRL D.

Suicides : épidémie cachée à l’Équipement

Actualités | REVUE DE PRESSE

uicides : épidémie cachée à l’Équipement

Travail . Retenu par la direction, un document élaboré il y a un an révèle un nombre effarant de gestes suicidaires parmi les agents du ministère.

Le ministère de Jean-Louis Borloo serait-il aujourd’hui un second France Télécom ? On peut le craindre à la lecture d’un document que l’Humanité s’est procuré. Il porte en titre « Éléments de connaissance et d’approfondissement pour la prévention des crises suicidaires » et a été adopté à l’unanimité le 1er octobre 2008 par le Comité central d’hygiène et sécurité (CCHS) du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer. Il est le fruit de deux ans d’un travail commun de représentants de la direction, des syndicats, et de médecins experts sur le suicide au travail. Depuis un an, il est retenu au secrétariat général du ministère. Ce document reconnaît « qu’aucune évaluation à ce jour ne peut informer sur le nombre réel de suicides par an dans cette institution ». Mais il avance des chiffres effarants : chez les agents de l’équipement et de l’environnement, le nombre de tentatives de suicide par an serait de 150 à 250 et le nombre de décès par suicide serait de 15 à 25 ! Le rapport indique que le taux annuel de suicides parmi les agents du ministère serait de 25/100000, sensiblement supérieur à celui de la population française en général.

Livret A : le décret scélérat

Actualités | REVUE DE PRESSE

L’avenir du Livret A, le placement favori des Français, n’est pas encore tranché mais il s’annonce sous de sombres auspices : pour organiser son avenir à compter de la fin 2011, le ministère des finances vient en effet d’élaborer un projet de décret qui fait la part belle au lobby des banques privées, emmené par François Pérol, et qui fait peu de cas du logement social ou du financement des grandes infrastructures. Jusque dans la majorité, pourtant, et dans certains cercles du pouvoir, des voix s’élèvent pour que l’intérêt général soit mieux défendu face aux appétits privés, qui veulent faire main basse sur l’épargne populaire.

Salaires : quand les ouvriers vont-ils rattraper les cadres ?

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Jusqu’au milieu des années 1970, les ouvriers pouvaient espérer atteindre le niveau de vie des cadres supérieurs en un peu plus de trente ans. Contre 150 ans aujourd’hui…

En matière de niveau de vie, ouvriers et cadres supérieurs s’éloignent. Jusqu’au milieu des années 1970, un ouvrier pouvait compter – compte tenu de la progression du pouvoir d’achat – atteindre le niveau de vie des cadres supérieurs du moment en moins d’une quarantaine d’années. Une durée certes longue, mais qui était de l’ordre d’une carrière, d’un ordre de grandeur qui signifie quelque chose pour un salarié.

La face cachée de l’endettement public en France, et en Europe

Actualités | Création monétaire | NET | Vidéos

Les banquiers privés placent leurs hommes au cœur des États et privatisent à nouveau la création monétaire. George Pompidou, avant d’être président de la République était un banquier. De 1945 à son élection comme président de la République en 1969. Pompidou exercera des fonctions au sein du gouvernement français tout en continuant durant plusieurs périodes travaillées au service de la banque Rotschild 1954 à 1958 et de 1959 à 1962. Le 8 janvier 1959 il est devient Directeur général de la Banque Rothschild. Pourtant, il sera néanmoins nommé en mars 1959 au Conseil constitutionnel où il siégera jusqu’en 1962. On observe donc à nouveau un grave manque d’indépendance entre les intérêts de l’État français et ceux des intérêts privés des banques. Puis la banque de France a été nationalisée en 1945 par le Général de Gaule, donc durant cette période l’État retrouve le contrôle sur le crédit et sur la monnaie. Mais le président Pompidou, l’homme des banquiers de l’époque, ne l’entend pas de cette oreille.